EGL compte bien employer la fracturation !

Publié le par cvgg

EGL a juré dans son courrier au gouvernement en date du 13.09.2011     que la compagnie n'emploierait pas la technique de la fracturation (interdite par la loi Jacob) sur ses sites en France.

Or, nous avons retrouvé un article datant de 2008 qui indique bien le contraire ! Seulement voilà, entre-temps les français sont devenus "allergiques"  à cette technique. Il faut donc cacher cette évidence.

La phrase intéressante extraite de l'article est celle-ci :


 

« Nous utilisons des techniques de forage horizontales et de fracturation », explique la géologue Virginie Poirier. « Celles-ci consistent à faire craquer la couche de charbon pour libérer le gaz et permettre la migration du méthane vers la surface », précise-t-elle.

 

Rien de surprenant pour nous, car en Australie, terre d'origine de EGL, c'est ainsi que la plupart des puits  sont traités.

Notre collectif oeuvre pour l'abrogation du permis dit "de Gardanne". Nous tenons là un argument concret et supplémentaire. EGL ne passera pas !

 

 

L'article complet pour information :

 

 

http://lasemainenumerique.fr/net/lasemaine.fr/nsf/bg.nsf/w2/30072008111054PTICSD.htm

exploration

vendredi 1er août 2008 08:00 par MV

   Folschviller

 

un derrick à Folschviller.

Jusqu'à la fin du mois d'août, une société australienne effectue des forages à Folschviller. Objectif, creuser un réseau souterrain pour permettre d'aspirer le gaz méthane emprisonné dans les veines de Folschviller. Un formidable potentiel qui a d'autant plus de valeur en cette période de crise énergétique.

 

Une ambiance de film américain, une atmosphère de prospection pétrolière. 31 personnes présentes sur le chantier et pas moins de quatre nationalités différentes pour les entreprises travaillant sur le site de Folschviller. Autant de spécialités pour un équipement particulièrement pointu. Les trépans forent le sous-sol jusqu'à 1 500 m. Prévue jusqu'à la fin août, la prospection a comme objectif de forer, dans les différentes veines de charbon le réseau, afin de récupérer le méthane emprisonné dans le sous-sol.

« Il existe des micro fractures dans le gisement, c'est par là que le gaz s'échappe », explique Edmond Frache, le manager des opérations forage pour EGL. Un physique de baroudeur pour cet ancien des HBL reconverti dans les explorations du sous-sol. Il est l'un des spécialistes en France des forages particulièrement délicats. Celui a qui l'on fait appel en cas de chantier dans les profondeurs. Et celui de Folschviller est d'autant plus sensible qu'il correspond à une enveloppe financière conséquente. «  Le coût journalier varie de 20 000 à 45 000 euros. » La déclinaison d'un projet d'exploration qui a mobilisé un investissement de 45 millions d'euros. A sa tête, une société australienne (European Gas Limited) qui effectue ces explorations pour exploiter un gisement potentiel évalué à 28 milliards de m3. « Le gaz de charbon fait actuellement l'objet de toutes les attentions à travers le monde. Il existe cependant un seul projet similaire à celui de Folschviller, il est situé près d'Edimbourg. »

Diebling abandonné
Dressé en bordure du terrain de football de Folschviller, le puits foré par la Société de maintenance pétrolière de Château-Renard descend pour soutirer aux veines de charbon leur combustible gazeux. « Nous utilisons des techniques de forage horizontales et de fracturation », explique la géologue Virginie Poirier. « Celles-ci consistent à faire craquer la couche de charbon pour libérer le gaz et permettre la migration du méthane vers la surface », précise-t-elle. « Actuellement, nous évaluons les potentialités du puits avant de le mettre en exploitation », ajoute Edmond Frache. « Les résultats définitifs devraient être connus à la fin de l'année », estime-t-il. A savoir, connaître clairement le potentiel d'exploitation du site.

EGL a par ailleurs effectué d'autres explorations à Diebling près de Sarreguemines. Là, c'est visiblement une mauvaise surprise qui les a attendus. « Nous avons arrêté car nous avons observé des failles importantes. » Conséquence, l'eau présente dans la nappe phréatique du grès vosgien est quasiment aspirée directement dans le puits. « Nous pourrons pomper l'eau durant des années avant de voir sortir du gaz ! », s'amuse Edmond Frache.

production à la fin de l'année ?
Les techniciens d'EGL, qui ont déjà plus de 20 ans d'expérience dans la production de gaz d'origine charbonnière, estiment qu'une tonne de charbon libère entre 3 et 31 m3 de méthane. Pompé et "nettoyé", celui de Folschviller pourra être brûlé pour produire de l'électricité ou de la chaleur avec des rendements allant de 40 à 70%.

Déshumidifié et pressurisé, il pourra également être injecté dans un pipeline pour être vendu à des industriels. Peut-être sur la plate-forme chimique de Saint-Avold et ses différents équipements lourds. «  Nous espérons mettre le site en production d'ici à la fin de l'année », indique Alan Flavelle, directeur exécutif d'EGL en soulignant que l'exploitation du grisou prémunit les populations des fuites, potentiellement explosives, du méthane par des failles.

Parallèlement à son forage de Folschviller, EGL établit une cartographie précise des gisements pour estimer la quantité de gaz exploitable dans la concession de 988 km2 accordée par la Drire.Le groupe développera ensuite la production et la vente de gaz minier dans l'ensemble du bassin minier mosellan. Le démarchage commercial des clients sera calqué sur la nature et la localisation des gisements, expliquent les responsables d'EGL. « Nous pourrons mettre en place de 150 à 180 puits sur toute la concession concédée à EGL », espère Edmond Frache. Un chiffre qui reflète tous les espoirs mis dans ce projet.

 

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