centrale Eon - une nouvelle pétition ....

Publié le par cvgg

..... internationale cette fois-ci !

l'organisation "Sauvons la forêt" ou "Rettet den Regenwald" basée en Allemagne a récemment lancé cette pétition. À ce jour, les différentes versions (anglaise,  allemande et française) de la pétition ont réunies plus de 60.000 signatures. A vous de signer et de diffuser l'info autour de vous !

Pour la signature c'est par ici :   https://www.sauvonslaforet.org/petitions/959/e-on-veut-bruler-les-forets-francaises-a-gardanne

 

 

Le texte de la petition et l'article qui l'accompagne ci-dessous :

E.On veut brûler les forêts françaises
à Gardanne !

Les forêts du sud de la France sont en danger. Le géant de l’énergie E.On veut convertir à la biomasse la centrale thermique Provence 4 à Gardanne. Le monstre industriel dévorerait près d’un million de tonnes de bois par an. Mobilisons-nous contre cette aberration écologique grassement subventionnée par l’État français !

Vue aérienne sur une vallée et ses forêts majestueuse dans les CévennesLa centrale à biomasse d’E.On menace les forêts françaises - © david hughes - Fotolia.com

E.On veut mettre en fonctionnement une méga-centrale électrique à biomasse à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône. Le 3ème groupe mondial du secteur de la distribution d’énergie y brûlerait 855.000 tonnes de bois par an, pour moitié en provenance des forêts du sud de la France, le reste étant importé, principalement des forêts anciennes du Canada et des États-Unis. Une des conséquences serait l’industrialisation des forêts, notamment des Cévennes, avec ses coupes à blanc et la destruction de la biodiversité.

La centrale à biomasse de Gardanne : une aberration écologique…

Obligé par l’UE d’arrêter la centrale existante au charbon d’ici fin 2015, E.On consommerait étrangement plus de charbon de bois suite à sa conversion à la biomasse qu’auparavant. En outre, le bois n'est pas un combustible vert : par unité d'énergie, la combustion du bois libère encore plus de carbone que le charbon.

Autre aberration : avec un rendement énergétique de 35%, deux-tiers des arbres seraient tout simplement brûlés pour rien à Provence 4. Plus aberrant encore, l’Etat français a décidé en 2011 de subventionner E.On à hauteur de 70 millions d’euros par an pendant 20 ans pour sa centrale à biomasse, l’argent devant être collecté discrètement par le biais des factures d’électricité.

à 1,4 milliard d’euros pour le contribuable !

Sur place, une grande coalition composée de militants écologistes, de citoyens, d’administrations et d’élus s’est formée pour stopper le projet d’E.On. Ses motivations sont variées : protéger les forêts et la biodiversité de leur région, préserver la santé de la population locale dans une ville déjà très polluée, empêcher le gaspillage de l’argent public, etc.

Joignons-nous au Collectif SOS Forêts du Sud pour empêcher la réalisation de la centrale à biomasse d’E.On à Gardanne !

 

 


 

Madame la Ministre,
Madame, Monsieur,

Le groupe allemand de distribution d’énergie E.On veut convertir la centrale à charbon de bois Provence 4 à la biomasse. En brûlant près d’un million de tonnes de bois chaque année, la centrale d’E.On serait une menace pour les forêts et pour la biodiversité de la région, mais aussi pour celles du Canada et des États-Unis.

En sus de la destruction des forêts du sud de la France, le projet de méga-centrale à biomasse d’E.On menace de nombreux emplois dans les filières du bois, de l’énergie et du tourisme dans ces régions. Et tout cela pour un bilan carbone pire que celui de la centrale précédente au charbon !

Je demande aux autorités françaises, et en premier lieu à la Ministre de l’Écologie Ségolène Royal, de retirer l'autorisation d'exploitation donnée à E.On et d’allouer les importants fonds publics qui lui sont incompréhensiblement destinés au soutien de projets énergétiques territoriaux lancés après une vaste consultation des citoyens.

Je demande au directoire d’E.On d’abandonner le projet néfaste et dispendieux de centrale à biomasse de Gardanne.

Je vous prie de croire, Madame la Ministre, Madame, Monsieur, à l'assurance de ma considération et de ma vigilance citoyenne.

Publié dans dossier "biomasse" EON

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